Modop pour la transformation de conflits

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Tuesday, November 15 2016

EXPO : Sentez-vous la violence à Barcelone ?

Article de Constance Meyer, le 10 novembre, 2016 SORTIR A BARCELONE

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Tuesday, November 8 2016

Appel au Président de la République, lancé par IDN et ICAN France

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Friday, November 4 2016

"La France a fait pression sur ses Eurodéputés", par Jean Marie Collin

Jean Marie Collin vous invite à découvrir sa dernière publication sur son blog d'actualité Défense et Géopolitique

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Friday, October 21 2016

Appel à contribution : « Penser le destin de l’Afrique au niveau du monde »

Ce projet de publication est la suite de l’appui du SCAC-Kinshasa (Ambassade France) à l’École d’été de Kinshasa en septembre 2014.

« L’Afrique centrale entre conflits armés, insécurité transfrontalière et recherche de la paix » (Titre provisoire)

SOMMAIRE

Introduction

De quelle Afrique centrale parlons-nous ? La démarche de la publication est la lecture croisée des expériences de conflits, des enjeux de sécurité (socio-politique, économique…) et des efforts pour parvenir à la paix entre le Bassin du lac Tchad et la région des Grands Lacs. Ces deux régions partagent des points communs et aussi des disparités : pôle démographique, place du secteur pastoral dans l’économie agricole, population rurale, haute altitude, niveau élevé de pauvreté, alternance politique difficile, chômage massif des jeunes, périphérie des capitales, importance des dynamiques transfrontalières, etc. Autant d’axes de comparaison.

La justification du livre est de proposer une définition différente de l'Afrique centrale qui serait polarisée par le Bassin du Lac Tchad d'un côté et les Grands Lacs de l'autre côté. Hormis les critères habituels de définition d'une région (socio-anthropologique climatique, géographique, etc.), nous proposons d’utiliser l'analyse des conflits pour montrer qu'il y a des dynamiques qui rendent recevable et pertinente une telle définition ou délimitation de la région.

Évidemment, cette démarche implique automatiquement la remise en cause ou le dépassement d'une approche par pays ou par institutions régionales, car des régions/provinces de certains pays d’Afrique centrale n'appartiennent pas aux dynamiques d'Afrique centrale au sens géographique.

C'est donc le moment essentiel de l’ouvrage car sans définition claire et position forte, il sera difficile de prouver une certaine unité ou "destin commun".

Partie I : Géopolitique de l’Afrique centrale

Nous réinterrogeons l’Afrique centrale. Si on la définit à partir de ces deux régions, quelle lisibilité, quelle unité et quel « destin régional commun » offre l’Afrique centrale d’elle-même ? Quelques pistes :

- Revisiter la cartographie, la représentation de l’espace de l’Afrique centrale Une lecture de l’Afrique centrale par les cartes montre un espace naturel hétérogène (forêt-savane, montagnes), une démographie inégalement répartie, de grands ensembles culturels transfrontaliers, des systèmes économiques extractifs, des conflits-enjeux sécuritaires mondialisés sur un ensemble territorial quasi enclavé, etc. L’axe géopolitique principal que le projet propose est de lire cette Afrique centrale sous l’angle de « l’Afrique centrale du nord » et de celle « du sud » ou  de « l’Afrique centrale de l’ouest » et celle de « l’est » autour de ces deux régions. Entre ces deux « Afrique » centrales » se trouve le bassin du fleuve Congo : son hydrographie, ses enjeux environnementaux, ses perspectives de développement socio-économique, sa démographie et ses cultures, ses défis, ses vecteurs de conflit et d’insécurité. Le Bassin du lac Tchad et la région des Grands Lacs, lieux de conflits et d’insécurité concentrés, symbolisent ces deux Afriques centrales.

- Géopolitique des institutions régionales : la difficile intégration régionale Le livre cherche à ressortir les difficultés pour réussir une intégration économique régionale et bâtir des organisations politiques capables de transcender les limites géo-politiques nationales, comparativement à l’Afrique de l’Ouest par exemple. Faute d’une intégration régionale réussie, les États d’Afrique centrale s’écartèlent et disloquent leur région entre CEMAC, CEEAC, CEPGL, CIRGL ou SADC. L’Afrique centrale des institutions régionales se parle-t-elle, ne se marche-t-elle pas sur les pieds ?

- Les rapports transrégionaux de l’Afrique centrale Quels types de rapport entretient l’Afrique centrale avec les autres régions à cheval ou qui la jouxtent ? Ainsi la CEDEAO avec qui l’Afrique centrale partage le bassin du lac Tchad, l’EAC qui partage la région des Grands Lacs avec l’Afrique centrale ou la SADC dont la RDC est membre et qui tire un État d’Afrique centrale vers l’Afrique Australe Comment toutes ces relations façonnent ou influencent les enjeux et défis majeurs en Afrique centrale : la circulation des hommes, la communication, les relations interétatiques, le leadership en concurrence ou en panne, les relations avec l’extérieur, les investissements économiques ou le développement, etc. ?

Partie II : De quelle Afrique centrale le monde a-t-il besoin ou Quelle Afrique centrale voulons-nous construire ?

Perspectives et attentes qu’offre la région face aux défis actuels. Imaginons l’Afrique centrale.

Cette partie cherche à faire ressortir les multiples ressources (naturelles et humaines) de l’Afrique centrale, en tant qu’atouts pour cette région et pour le monde, mais aussi en tant que source de conflits.

Quelles politiques publiques, quels types de gouvernance publique et privée sont indispensables pour bien gérer et valoriser ces ressources afin d’en faire un pilier du bien-être commun dans le contexte actuel de mondialisation ?

Partie III : Terrains de conflits d’Afrique centrale et efforts de pacification : succès et limites

Cette partie est destinée à mettre en valeur les expériences de terrain : chercheurs/universitaires, fonctionnaires (civils ou militaires), organisations de la société civile, institutions internationales, entreprises, etc. Les conflits et les initiatives de sortie de violence seront analysés sous plusieurs regards sous forme de « leçons apprises ».

Partie IV : Dynamiques transfrontalières et prospectives

Bien que la publication est focalisée sur le Bassin du Lac Tchad et la Région des Grands Lacs, cette partie est destinée à interroger les frontières et les dynamiques transfrontalières qui donnent un visage particulier à une frontière donnée : flux, barrières, passerelles, traversées, etc.

Les contributions analysent les rapports de la frontière avec l’État central, avec les Nations et avec les populations. Comment les zones frontalières (population, administration, activités socio-politiques et économiques, etc.) des deux régions (Bassin du Lac Tchad et Grands Lacs), mais pas seulement, se comportent-elles vis-à-vis des capitales ? Souvent périphériques et enrichies de toutes formes de flux transfrontaliers, quels types d’énergies, de dynamismes développent-elles ? Plus globalement, la problématique ici sera comment faire cohabiter les populations transfrontalières au-delà des cloisonnements géo-politiques.

Soubassements des échanges transfrontaliers, des exemples montrent aussi qu’ils peuvent être porteurs de l’insécurité transfrontalière comme « zones grises » des trafics de toutes sortes. Dans le champ de la sécurité transfrontalière, les contributions s’intéresseront aux réseaux et aux groupes armés des Grands Lacs et du Bassin du Lac Tchad. Une lecture historique, géographique, socio-politique ou économique montrant les divergences, les points communs ou les interconnexions possibles. Elles s’attelleront également à montrer quels modes de gouvernance de frontières les États d’Afrique centrale développent-ils ou ne développent-ils pas.

- Approches possibles des contributions : analyse, monographie, prospective, propositions et recommandations des politiques.

- Nombre de pages : 10 (minimum) à 35 (maximum)

- Délais : Fin Novembre 2016.

- Contact : Cyril Musila : cyr.musila@gmail.com; cyril@modop.org

- Sites web : http://cessi.org; http://www.irenees.net, http://www.modop.org

Friday, October 7 2016

Call For Papers _ Political Geography

- CFP: "Anarchist and Left-Libertarian Perspectives on the Geographies of Peace / Perspectivas Anarquistas y Libertarias sobre las Geografías de la Paz", International Geographical Union - Unión Geográfica Internacional, GEOGRAPHIES FOR PEACE / GEOGRAFÍAS PARA LA PAZ

- When: 23- 25 April/abril 2017

- Where: La Paz, Bolivia

ENGLISH VERSION

Anarchist and Left-Libertarian Perspectives on the Geographies of Peace

Anarchists and other Left-Libertarians; Geographers and Non-Geographers alike. La Paz. 2017.

Since the 1833 publication of The Peaceful Revolutionist, a weekly paper edited by Josiah Warren and the first anarchist periodical ever produced, left-libertarianism has embraced the idea of non-violence. In this session we want to welcome the opportunity for participants to think through how the concept of ‘peace’ has been insufficiently discussed and yet necessarily underlies anarchist practices and left-libertarian debates. Potential themes include: the promise of new internationalism(s) and free federation(s); the potentialities and limits of transnational activism in terms of overcoming injustice worldwide; the plurality of traditions and the multiplicity of left-libertarian contributions to the analysis of social conflicts; the permanence of certain prejudices, such as the stigma and caricature of anarchists as 'people intrinsically fond of violence’; the potentialities and limits of non-violence as a political strategy; the possibilities of constructive struggle for freedom and justice in the context of capitalism’s ‘structural violence’; and the prefiguration of peaceful alternatives to policing and punishment.

Within the framework of heteronomous capitalist societies, and particularly for (semi)peripheral countries − ‘peace’ cannot be fully realized. A left-libertarian perspective demands that capitalism be seen as a form of structural violence, which limits the space, time, and coherence of peace. Under the integral systems of capitalism and statism, so-called ‘peace’ can only be achieved through oppression and repression, which is inevitably challenged by the eventual eruption of protest and resistance. The achievement of this kind of ‘peace’ is consequently mere illusion, while protest and resistance, often maligned as ‘violence’, can instead be understood as responses to the pervasive social pathologies of capitalism and the state and the forms of violence they engender.

Peace possesses an intrinsic value for anarchists and left-libertarians, both ethically and aesthetically. A commitment to meaningful and lasting peace is necessarily the true antipode of fascism, an ideology rooted in notions of military ‘glory’ and the worship of brute force. A bourgeois liberalism and its formal and superficial ‘rule of law’ is not enough to contest these catastrophic impulses, while anarchism and left-libertarian streams provide an answer in the form of rejecting state sovereignty and the very notion of a ‘monopoly of violence’. And so in the face of profound violence, on the libertarian-left we ask, under which circumstances can peace be achieved in an apt and durable way? How can anarchist geographies help us understand the logic of social struggle and the possibilities of peace at various scales? To what extent have left-libertarian traditions added to our understanding of these challenges, and how can anarchism and left-libertarian perspectives more generally contribute to a peaceful future?

Please send abstracts to both proponents by December 15, 2015.

Marcelo Lopes de Souza (Federal University of Rio de Janeiro, Brazil) mlopesdesouza@terra.com.br

Simon Springer (University of Victoria, Canada) springer@uvic.ca

VERSIÓN CASTELLANA

Perspectivas Anarquistas y Libertarias sobre las Geografías de la Paz

Anarquistas y otros libertarios; geógrafos pero también no-geógrafos. La Paz. 2017.

Desde la publicación en 1833 de El revolucionario pacifico, un periódico semanal editado por Josiah Warren y el primer periódico anarquista jamás producido, el pensamiento libertario ha abrazado la idea de la no-violencia. En esta sesión queremos dar la bienvenida a la oportunidad para que los participantes piensen a través de cómo el concepto de “paz” ha sido insuficientemente discutido y sin embargo, como este concepto necesariamente subyace a las prácticas y los debates anarquistas y libertarios. Temas potenciales incluyen por ejemplo: la promesa del nuevo internacionalismo (o de los nuevos internacionalismos) y de la(s) federación(s) libre(s); las potencialidades y los límites del activismo transnacional en términos de superación de la injusticia en todo el mundo; la pluralidad de las tradiciones y la multiplicidad de las contribuciones libertarias para el análisis de los conflictos sociales; la permanencia de ciertos prejuicios, como el estigma y la caricatura de los anarquistas como “gente intrínsecamente adoradora de la violencia”; las potencialidades y los límites de la no-violencia como estrategia política; las posibilidades de lucha constructiva por la libertad y la justicia en el contexto de la “violencia estructural” del capitalismo; y la prefiguración de alternativas pacíficas para la vigilancia y el castigo.

En el marco de las sociedades capitalistas heterónomas − y en particular para los países (semi)periféricos −, la “paz” no puede ser plenamente efectiva. Una perspectiva libertaria exige que el capitalismo sea visto como una forma de violencia estructural, lo que limita el espacio, el tiempo y la coherencia de la paz. En virtud de los sistemas integrales del capitalismo y el estatismo, la llamada “paz” solo puede lograrse a través de la opresión y la represión, que son periódicamente (e inevitablemente) cuestionadas por la eventual erupción de formas de protesta y resistencia. El logro de este tipo de “paz” es, en consecuencia, mera ilusión, mientras que la protesta y la resistencia, a menudo difamadas como “violencia”, en lugar pueden entenderse como respuestas a las patologías sociales generalizados del capitalismo y del Estado y a las formas de violencia que engendran.

La paz posee un valor intrínseco para los anarquistas y libertarios en general, tanto ética y estéticamente. Un compromiso con una paz significativa y duradera es necesariamente el verdadero antípoda del fascismo, una ideología arraigada en la noción de "gloria" militar y en el culto de la fuerza bruta. El liberalismo burgués y su formal y superficial “estado de derecho” no es suficiente para impugnar estos impulsos catastróficos, mientras que las corrientes anarquistas y libertarias en general proporcionan una respuesta en forma de rechazo de la soberanía estatal y la misma noción de un “monopolio de la violencia”. Y así, en la cara profunda de la violencia, nosotros desde la izquierda libertaria preguntamos: ¿en qué circunstancias se puede lograr la paz de una manera efectiva y duradera? ¿Cómo pueden las geografías anarquistas ayudarnos a entender la lógica de la lucha social y las posibilidades de paz en varias escalas? ¿En qué medida han contribuido las tradiciones libertarias para el nuestro entendimiento de estos desafíos, y cómo pueden el anarquismo y las perspectivas libertarias en general contribuir a un futuro de paz?

Por favor enviar los resúmenes a los dos defensores antes de 3 de diciembre de 2015.

Marcelo Lopes de Souza (Universidad Federal de Rio de Janeiro, Brasil) mlopesdesouza@terra.com.br

Simon Springer (Universidad de Victoria, Canadá) springer@uvic.ca

  • Apologies for cross-posting / Disculpas por la publicación cruzada

Simon Springer University of Victoria simonspringer@gmail.com


Monday, September 19 2016

L'IDN dénonce l'inacceptable : "La France double son budget nucélaire militaire"

La décision de doubler le budget de l'armement nucléaire a été prise sans aucun débat démocratique.

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Thursday, September 8 2016

The Changing State-of-the-Art of the Conflict Transformation Field (2011)

''Louis Kriesberg: Pioneer in Peace and Constructive Conflict Resolution Studies Volume 1 of the series Pioneers in Arts, Humanities, Science, Engineering, Practice pp 153-177''

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Friday, September 2 2016

Au Gabon, « recompter les voix ne va servir à rien »

Interview de Cyril Musila parue dans Le Figaro, le 1er Sept 2016.

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Thursday, May 12 2016

"Le terrorisme, une histoire globale", par Arnaud Blin

Arnaud Blin, président de Modus Operandi, historien et politologue, a publié dans le numéro du mois de mai de Sciences Humaines, un article intitulé "Le terrorisme, une histoire globale"

Dans cet article, Arnaud Blin porte un regard historique sur la nature et l'évolution du terrorisme : de l'usage politique de la terreur dès le 1er siècle par les Sicarii, à l'omniprésence du religieux dans sa version moderne, le terrorisme actuel n'est pas fondamentalement différent d'antan, il reste "l'arme de jeunes hommes marginalisés par une société en profonde mutation". L'évolution principale tient d'avantage au contexte de globalisation et de multiplication des flux dans lequel il intervient à l'heure actuelle : flux de personnes, de fonds, d'armes, de communication... Autant de moyens facilitant l'organisation et la portée des actes terroristes, sans toutefois que leurs auteurs parviennent à les exploiter à des fins politiques.

Chercheur associé à l’Institut français d’analyse stratégique (Igas), Arnaud Blin a récemment dirigé, avec Gérard Chaliand, Histoire du terrorisme de l’Antiquité à Daesh, Fayard, 2015.

Tuesday, February 16 2016

Les Rencontres de géopolitique critique, 16 au 19 mars 2016 à Grenoble

L'Afrique et le postcolonial : quels apports de la géopolitique ?

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Monday, January 18 2016

3 Evénements autour des armes nucléaires

ICAN Youth (projet piloté par des équipes de jeunes qui pensent et mettent en œuvre l’approche humanitaire du désarmement nucléaire à l’échelle nationale et transnationale en France, en Turquie et en Serbie, et soutenu par le programme Erasmus+ de la Commission Européenne) organise une semaine de réflexion autour des armes nucléaires. Elle se déroulera en partenariat avec l'association AMEDIE (Association des Masters et des Etudiants en Droit International et Européen, rattachée à la Faculté de Droit de l’Université Grenoble-Alpes),

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Thursday, December 17 2015

Attentats du 13 novembre : le Nouveau Totalitarisme

Les attentats de Paris du 13 novembre se sont ajoutés à ceux de Beyrouth la veille et à l’explosion d’un aéronef russe quelques jours plus tôt. Ailleurs dans le monde, chaque semaine voit son lot de victimes du terrorisme. La plupart de ces attentats sont commis par des groupes islamistes combattants. L’islamisme radical combattant, Al-Qaeda, Daech ou autre, constitue le nouveau totalitarisme. L’idéologie qu’il véhicule, son appel à la violence, la manière dont il bafoue toutes les règles de la moralité, y compris l’éthique de l’Islam, le rapproche en tous points des totalitarismes des années 30. Déjà, ces totalitarismes, qu’ils soient « de droite » ou « de gauche », usaient de la terreur pour imposer leur pouvoir. Ce nouveau totalitarisme lui aussi fonde son emprise sur la misère, le désespoir et l’incurie des dirigeants politiques en place. Comme tous les totalitarismes, il est insidieux, et dangereux. Il sait user de la propagande, comme naguère Goebbels et Cie, il sait cibler les symboles de la civilisation qu’il prétend détruire. Bien qu’il soit militairement faible, la menace qu’il fait peser sur nous n’en est pas moins grande.

La responsabilité des pays occidentaux dans l’émergence de ces groupes est attestée. L’incapacité de nos pays à intégrer plusieurs générations d’immigrants est incontestable. Nos politiques prédatrices sont bien entendu critiquables à tous points du vue. Mais ne confondons pas nos errements et ne mettons pas tout sur le même plan. Car nos idéaux restent ceux de la liberté et de l’équité alors que l’adversaire ne propose que l’obscurantisme et la terreur.

Il n’est pas facile de combattre la pieuvre totalitaire. Mais face à cet ennemi, il ne faut pas hésiter, ni tergiverser. Nous avons les moyens de le combattre et de le détruire : mais en avons-nous la volonté ? Comme dans les années 1930, l’usage de la violence nous répugne mais l’ennemi nous contraint à l’exercer. L’usage de la force est nécessaire quand la négociation est impossible. Mais ça n’est qu’un premier pas. Car l’enjeu, c’est d’abord, et surtout, d’intégrer toute une région de la planète au projet commun de l’humanité toute entière. Sans cela, ces pays comme la Syrie, La Libye et d’autres encore, qui sont en phase de décomposition, produiront davantage de violence encore et de nouveaux Daech émergeront qui voudront eux-aussi détruire la vie et la civilisation.

Il convient donc impérativement de revoir nos modes opératoires car il faut nous donner les moyens d’agir de concert, avec toutes les ressources que les uns et les autres peuvent fournir. Aujourd’hui, suite aux attentats, la voix de l’ONU est inaudible et seuls les gouvernants d’une poignée de pays – toujours les mêmes – se fait entendre. L’Union Européenne elle aussi est silencieuse. Certes, les forces militaires d’une petite coalition peuvent éradiquer Daech sur le terrain. Mais après ? Seront-elles à même d’assurer la paix ? D’évidence, elles ne le pourront, ni ne sauront comment la maintenir durablement. Pour cela, c’est la communauté internationale qui devra se mobiliser pour aider les institutions locales et la société civile à reconstruire l’Etat et la société, qui devra établir les institutions susceptibles de prévenir d’autres conflits. Mais l’organisation de la communauté internationale n’existe quasiment pas aujourd’hui. Or, il est grand temps de mobiliser les sociétés civiles et les réseaux citoyens, d’institutionnaliser les mécanismes d’une nouvelle gouvernance mondiale pour que cesse l’horreur et que, une fois encore, les forces de la liberté anéantissent le mal totalitaire.

Arnaud Blin, Co-directeur du FnGM/FDM, vient de publier Histoire du Terrorisme, de l’Antiquité à Daech aux Editions Fayard (avec G. Chaliand).

Wednesday, December 2 2015

Modop dans la presse

Affaire Kévin et Sofiane : des ateliers « pour aller vers la réconciliation »

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Soirée-débat "Pour comprendre"

Pour comprendre le décalage entre ce qu'on dit des quartiers populaires et ce qu'on y vit.

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Les tours d'en face

"Les tours d'en face, Renforcer le liens entre Université et Villeneuve" (62 pages)

L’université est souvent comparée à une tour d’ivoire afin de désigner sa déconnexion du quotidien des citoyens. Certes, cette analogie doit être nuancée. Et pourtant, l’écart entre ces « hauts lieux » du savoir et les préoccupations de la population peut particulièrement être ressenti quand établissements académiques et quartiers populaires se juxtaposent dans l’espace. En septembre 2013, un groupe de travail s’est formé afin de réfléchir sur les liens entre Villeneuve et les institutions universitaires qui l’environnent. Ce groupe de travail est constitué à la fois d’enseignants-chercheurs et d’étudiants de l’IGA, de l’IUG et de l’ENSAG, ainsi que de représentants des associations grenobloises Modus Operandi et Planning, actifs à Villeneuve. Ses membres partagent la vision que l’université ne devrait pas fonctionner « hors sol », qu’elle devrait tisser des liens avec les territoires et mettre les savoirs au service des citoyens. Cette optique les a amenés à s’interroger sur la finalité de la recherche en sciences sociales ainsi que sur les pédagogies dites "participatives". Le groupe s’est alors lancé dans diverses activités à caractère expérimental, afin d’essayer d'aller au-delà des frontières qui existeraient entre les institutions universitaires et Villeneuve. Le livret témoigne de ces expériences et propose une suite/

Friday, September 11 2015

Claude Linjuom Mbowou a été libéré : merci à tous pour votre soutien !

Claude Linjuom Mbowou, doctorant contractuel au département de science politique de Paris 1, et proche partenaire de Modus Operandi, a été arrêté au nord du Cameroun par l'armée le 6 septembre dernier alors qu'il était en mission de recherche dans cette région. Il est toujours détenu sans raison officielle ni valable et sans aucune communication officielle de la part des autorités camerounaises.

Il y a lieu de craindre qu'au Cameroun, la lutte contre Boko Haram ne devienne le prétexte à des règlements de compte, des détentions arbitraires et autres atteintes aux droits et libertés des citoyen.ne.s en général et des chercheur.e.s en particulier !

Un groupe de doctorants travaillant sur le Cameroun a préparé une pétition dont voici le lien:

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Aux_autorites_civiles_et_militaires_camerounaises_La_liberation_immediate_de_Claude_Linjuom_Mbowou/?nrvLjbb

Nous comptons sur votre signature et large diffusion !!!

En pièce jointe, un article de Le Jour (quotidien camerounais) relatant son arrestation.

Wednesday, June 17 2015

"Débat autour d'une armée européenne : l'Europe a besoin d'une grande stratégie", par Arnaud Blin, publié dans la revue Eutopia.

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker (re)lançait il y a quelques semaines l’idée d’une armée européenne.

Arguant de la nécessité de pouvoir répondre dans l’immédiat aux affronts d’un Poutine en Ukraine, Juncker allait plus loin encore en soulignant les effets que la construction d’un appareil militaire commun pourrait avoir sur l’avenir de l’Europe, sur son indépendance sécuritaire par rapport aux Etats-Unis, sur sa capacité à projeter sa puissance lourde.

EN BREF

  • La construction d’un appareil militaire commun est une question vitale pour une Europe à la croisée des chemins
  • La crise ukrainienne, celles de la Syrie et de la Libye amène l'Europe à revoir de fond en comble son approche sécuritaire
  • Une Grande Stratégie n’est pas seulement une stratégie de sécurité: c’est d’abord une vision de l’avenir et un grand projet commun

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"Dissuasion nucléaire : ouvrons vraiment le débat", la Tribune de Jean-Marie Collin, Paul Quilès et Bernard Norlain

Jean-Marie Collin, Paul Quilès et Bernard Norlain ont co-écrit - au nom de leur organisation Arrêtez la Bombe - une tribune publiée dans le journal Marianne et intitulée "Dissuasion nucléaire : ouvrons vraiment le débat".

Pour accéder au dossier sur le désarmement nucléaire publié par ALB sur le site irénées, cliquer ici.

Tuesday, June 9 2015

École d'été Yaoundé du 6 au 11 Septembre 2015 !

Modus operandi et L'Université catholique d'Afrique centrale (UCAC) organisent une nouvelle session de leur École d'été en analyse et transformation de conflit, du 6 au 11 Septembre 2015 à Yaoundé.

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Kenya’s Cultural Diplomacy: A New Frontier For Pan Africanism and African Renaissance

Joel Obengo, auteur sur irénées, vient de publier un article dans le Global South Development Magazine sur la diplomatie culturelle du Kenya.

- Pour lire cet article : Kenya’s Cultural Diplomacy: A New Frontier For Pan Africanism and African Renaissance

Dans cette même revue Joel Obengo a aussi publié : The United States Geo-Strategy Towards Russia and Eastern Europe in the Face of Security Challenges

- Pour accéder à la fiche de Joel Obengo sur irénées : African Union engagement gap in Fragile and Conflict-Affected Contexts: A case of Mali

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