Modop pour la transformation de conflits

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Friday, August 4 2017

Le Rif marocain, un volcan en plein réveil

Le Rif, région essentiellement montagneuse au nord du Maroc, est le théâtre d’une contestation apparue avec la mort de Mouhcine Fikri, vendeur de poisson, mort broyé par une benne à ordures en tentant de sauver sa marchandise pêchée illégalement (500 kilos d’espadon), le 28 Octobre 2016 à Al Hoceima. Cet événement a été le déclencheur de la colère du Rif, certains ayant fait le rapprochement et la comparaison avec la mort de Mohammed Bouazizi (1) en Tunisie qui a déclenché les révoltes dans ce pays et plus largement dans le monde arabe.

Depuis cet événement, nombre d'habitants du Rif, plus particulièrement la région administrative de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, manifestent pour plus de justice sociale, contre la corruption, pour une réduction du chômage et de la pauvreté ; comme le scandent les manifestants, ils veulent plus de dignité humaine et sociale. Suite aux manifestations d’Al Hoceima, qui ont débuté en novembre 2016, un leader naturel (2) de la contestation est apparu, Nasser Zefzafi. Son arrestation, consécutive au fait qu’il ait interrompu un prêche dans une mosquée, a eu pour effet d’étendre la contestation au pays tout entier, avec pour revendication additionnelle, la libération des prisonniers politiques. Cette crise rifaine s’étend au fil des semaines. Elle a particulièrement pris de l’ampleur durant le mois de ramadan avec une manifestation de grande ampleur le 11 juin 2017 à Rabat. En effet, nous avons assisté à des manifestations quotidiennes et impressionnantes durant tout le mois de jeûne au Maroc. Ce mouvement contestataire a donné lieu plus récemment à des violences et à des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, tels que la manifestation du 8 juillet 2017 à Rabat dispersée dans la violence. Malgré ces violences et cette répression policière, le mouvement grandit et atteint davantage de villes avec des manifestations régulières dans plusieurs grandes villes du pays telles que Casablanca et Rabat.

Cette crise que connaît le Rif actuellement donne lieu à de multiples interprétations. En effet, nous avons d’un côté les défenseurs de l’idée d’une ingérence extérieure visant à envenimer et à amplifier la crise rifaine. Nous avons d’un autre côté l'hypothèse que le Maroc revient à son autocratie d’antan avec l’intervention policière et les violences qu’elle cause.
Malgré ces interprétations, cette contestation et cette crise mettent en lumière l’échec des programmes de développement économique et celui des infrastructures lancés par le pouvoir monarchique dans la région. En effet, le mouvement contestataire remet en cause plusieurs projets de développement pour n'avoir pas abouti, principalement du fait du décalage présent entre ces projets et les besoins réels et premiers des habitants.
En effet, plusieurs projets, considérés comme innovants et attirant les investissements vont à l'encontre de la volonté première des habitants, tel que le projet de marina à Al Hoceima, auquel ils ne voient pas d'utilité première. De plus, certains projets n'ont pas abouti et, de ce fait, ont pu réveiller les esprits sur l’absence d'adéquation entre les projets et les besoins réels : on peut mentionner à titre d’exemple, le supermarché construit près du centre ville qui a concurrencé les petits commerçants qui ont vu leur chiffre d’affaires dégringoler, cette réalité étant perceptible sur le court terme.
C’est parce que les habitants du Rif ne voient pas leur intérêt direct dans les actions de développement local entreprises par l’État qu'ils réagissent et manifestent leur colère, cela malgré l’existence d’une agence de développement consacrée à cette région.

Comprendre la colère du Rif marocain

Le Rif marocain, région de culture berbère, possède une réelle tradition contestataire observée tout au long de son histoire. Le Rif porte, en effet, des séquelles douloureuses, résultat de son histoire violente. Ces séquelles sont le résultat, tout d’abord, de la guerre du Rif conduite contre le pouvoir colonial espagnol dans les années 1920, la région étant devenue brièvement indépendante sous la conduite de Abdelkrim Al Khattabi qui créa la République du Rif. Cette région, se souleva une nouvelle fois juste après l’indépendance, en 1958. Ce soulèvement sera réprimé violemment par le prince héritier Moulay Hassan, futur roi Hassan II. Enfin le Rif se souleva également lors des émeutes du pain, dont Al Hoceima a été un haut lieu de la contestation, en 1984. Ces révoltes ont de nouveau été réprimées violemment par le roi Hassan II.
Tout le poids de cette mémoire contestataire et de la répression qui s’en est suivie ressort lors des manifestations actuelles, notamment à travers les drapeaux berbères et ceux de la république du Rif qui sont brandis. L’apparition de ces drapeaux n’a pour but que de montrer et de rappeler le passé de confrontation violente qu’a connu cette région avec le pouvoir central. Passée par diverses révoltes et répressions, la région a pu avoir le sentiment de bénéficier de réparations avec le règne du roi Mohammed VI, mais cela n’a finalement pas été le cas, malgré les promesses de son début de règne (1999).

Du fait du délaissement de cette région par le pouvoir central, elle fait désormais partie des régions les plus pauvres du Maroc. Ses seuls atouts économiques sont la pêche, sur laquelle pèsent plusieurs interdictions, certaines espèces de poissons étant interdites de pêche, et la production illégale de cannabis. Cette région ne survit donc que grâce à une économie illégale, sur laquelle les autorités ferment les yeux. Cette économie illégale étant utilisée comme outil de maintien de la paix sociale. En effet, cette région, longtemps oubliée par le pouvoir central, du fait de son histoire, fut laissée à l’abandon et n’a pas été incluse dans l’économie nationale. Elle a donc dû trouver des moyens de survie qui se trouvent être cette économie illégale.
Cette situation économique plus que précaire se trouve être le fer de lance de la mobilisation rifaine. Cette mobilisation, faite à travers le mouvement du Hirak, mouvement citoyen mené au début par Nasser Zefzafi et permettant de donner une voix aux habitants du Rif, s’appuie sur des revendications concrètes et essentielles à la survie. En effet, les manifestants demandent la construction d’un centre hospitalier décent, la construction d’une université, il exigent également des institutions d’État régionales non corrompues et une relance de l’économie régionale dans le but de créer du travail pour les jeunes car le taux de chômage régional est le plus fort taux du pays : il atteint 20% (2 fois supérieur à la moyenne nationale). Le mouvement contestataire exige également la rénovation des réseaux de distribution d’électricité et d’eau potable.
Il est vrai que ces revendications se trouvent être simples et claires, car correspondant à des besoins vitaux, mais elles donnent lieu à une interprétation plus profonde et importante : la réintégration de la région dans l’économie nationale.

La dérive violente du conflit social

Le mouvement prend de plus en plus d’ampleur depuis son commencement, cela du fait de la lenteur de la réaction de l’État. En effet, si l’État veut donner quelques signes des efforts de développement au Rif, ces projets s'inscrivent dans le long terme et les résultats ne seront pas perceptibles rapidement ; de plus, la confiance des habitants est maintenant érodée du fait de la répression à l'époque de Hassan II et des promesses non tenues de Mohammed VI..
Dès le début de la contestation, suite à la mort de Mouhcine Fikri, le pouvoir central marocain s’est empressé d’envoyer des ministres sortants au chevet de la famille Fikri, en novembre 2016, afin d’essayer de montrer leur bonne volonté et leur solidarité. D'un autre côté, nous avons également assisté à l’organisation de procès qui ont conduit à la condamnation de 7 manifestants à des peines allant jusqu’à 18 mois de prison fermes. Aucune de ces deux méthodes n’a empêché le mouvement de grandir et de s’intensifier.
C'est la seconde qui a pris le dessus et, du fait de l’ampleur de plus en plus importante du mouvement, la répression est montée d’un cran, principalement lorsque le mouvement a commencé à s’étendre à l’ensemble du territoire national. En effet, suite à l’arrestation de Zefzafi et de nombreux manifestants, la contestation s’est étendue à de nombreuses autres villes du pays, en soutien à la région et aux prisonniers politiques arrêtés en marge des manifestations. Le point culminant de la contestation étant la manifestation du 11 juin 2017 à Rabat qui a rassemblé plusieurs dizaines de milliers de manifestants. Cette manifestation, vu son ampleur, fut plus importante que n’importe quelle manifestation ayant eu lieu en 2011 au Maroc.
C’est cette ampleur que prend le mouvement qui pousse le pouvoir central, le makhzen, a réprimer violemment les manifestants en procédant à des arrestations et à des condamnations importantes. Nous avons assisté à la condamnation de plusieurs jeunes manifestants à des peines allant jusqu’à 18 mois de prison ferme. Cette issue à la crise recherchée par le makhzen a envenimé le mouvement et rassemblé davantage en solidarité avec ces condamnés.
C’est à l’occasion de la fête de l’Aïd al Fitr, qui célèbre la fin du ramadan, lundi 26 juin 2017, que les violences entre policiers et manifestants ont été les plus importantes avec plusieurs blessés, tant du côté des manifestants que de celui des policiers. En effet, une manifestation était organisée mais fut dispersée dans la violence par les autorités locales qui se sont attaquées aux manifestants à coups de matraques. Cette répression qui est montée d’un cran pendant le mois de ramadan peut être questionnée. Pourquoi le pouvoir réprime les manifestants durant ce mois de solidarité et de paix ? De plus, nous pouvons aussi nous demander quel est l’intérêt des autorités à réprimer durant la fête sacrée et nationale marquant la fin du ramadan.
La violence cible également les journalistes qui se retrouvent empêchés de couvrir les événements à Al Hoceima. L’ONG Reporters Sans Frontières dénonce l’expulsion du journaliste Djamal Alilat, grand reporter au journal El Watan, ainsi que l’arrestation et la disparition de plusieurs journalistes marocains voulant couvrir les manifestations du Rif. Nous pouvons nous demander si les autorités souhaitent étouffer les événements du Rif en empêchant la couverture médiatique . Cela étant contraire à la liberté d’information consacrée par la constitution de 2011 dans son article 27, nous pouvons nous demander si cette constitution et ses institutions sont réellement abouties et mises en vigueur.
Ce sont ces violences qui montrent la volonté du pouvoir marocain de ne pas traiter les problèmes exprimés par le Hirak mais à faire taire le mouvement de contestation par la violence. Cette violence montre clairement que les autorités refusent d’entendre les revendications du mouvement et se concentrent sur l’asphyxie de celui-ci. Or cette violence ne fait qu’envenimer la colère des manifestants qui continuent de manifester de plus en plus massivement. Cette violence d’État entretient le mouvement contestataire et le nourrit. Cette violence s’est traduite par la dispersion à coups de pieds et de matraques d’une manifestation devant le Parlement marocain à Rabat le 8 juillet 2017. Alors même qu’une manifestation avait lieu au même moment à Casablanca, cette dernière ne fut pas réprimée et s’est déroulée dans le calme.
Ce dernier fait nous pousse à nous demander pourquoi cette violence est ciblée et quels sont les critères de répression.

Une crise politique et institutionnelle

Parmi les revendications nous trouvons la volonté du peuple de renouveler les élites politiques locales. Cela se traduit par le faible taux de participation des habitants d’Al Hoceima aux élections législatives qui n’a été que de 28%, ce qui est extrêmement faible par rapport au taux national qui est de 43%. Ce taux de participation a été un moyen pour les habitants de cette ville de montrer leur mécontentement vis-à-vis des élus locaux.
Ce mécontentement vient du manque important de confiance envers les institutions constitutionnelles de 2011. Il est vrai que le Maroc a, en 2011, lancé un nouveau processus constitutionnel, qui a permis la mise en place d’une nouvelle constitution avec de nouveaux mécanismes démocratiques. Mais malgré cela, la défiance de la population rifaine reste la même. Cela s’est accentué avec l’augmentation importante du taux de chômage depuis la mise en place de cette constitution.
De plus, la crise politique qu’a connue le Maroc à la suite des élections législatives d’octobre 2016 n’a pas arrangé les choses. En effet, suite aux élections législatives d’octobre 2016, élections gagnées par le Parti Justice et Développement (PJD), parti de droite conservateur à références islamiques, aucun consensus n’a été trouvé en vue de la formation du nouveau gouvernement. Cette situation va empêcher la création d’un dialogue entre les Rifains et le pouvoir central. Cette crise gouvernementale, qui a duré plus de 6 mois, s’est dénouée en avril 2017 avec la création d’un nouveau gouvernement dirigé par Saad-Eddine EL OTHMANI, chef du gouvernement marocain. C’est finalement, en mai 2017 que le nouveau gouvernement récemment nommé se décide à envoyer une délégation gouvernementale composée de ministres sur place mais ces derniers sont totalement ignorés par le Hirak qui espère la venue du roi dans la région. Le roi ne montre pour le moment aucune intention dans ce sens. Il faut comprendre cette situation dans la nature profonde du pouvoir marocain : en laissant le Makhzen (3) s’occuper des affaires nationales tant qu’elles ne présentent pas d’enjeu sécuritaire ou religieux, le roi préserve son pouvoir en se situant au-dessus des questions courantes.
La crise ouverte par les résultats des élections législatives a occasionné un vide politique durant une période de quasiment 6 mois à partir d’octobre 20167, ce qui n’a pas permis une intervention du pouvoir marocain afin de calmer les manifestations dès leur apparition dans le Rif. Cette absence de gouvernement a, au contraire, permis au mouvement de grandir et de se nourrir de cette crise institutionnelle. Aujourd’hui, malgré la formation d’un gouvernement, nous n’assistons aucunement à une intervention effective du pouvoir central mais seulement à des promesses. En effet, le 30 juin 2017, le ministre de l’agriculture, Aziz Akhannouch, s’est déplacé à Al Hoceima afin de faire le point sur plusieurs programmes agricoles bénéficiant à la région d’Al Hoceima. Cette visite s’est soldée par l’annonce du ministre de l’agriculture de l’exploitation de 10 000 hectares de terres en vue d'y planter des arbres fruitiers, de l’accélération de la construction d’une usine de lait dans le but d’accroître la production de lait de la région. Cette visite du ministre de l’agriculture a été l’occasion de mobiliser plusieurs ministres et hommes d’affaires afin de penser des projets de développement pour la région. Mais tout cela ne reste que des promesses et des engagements qui ne calment en aucun cas les manifestations. Ces derniers voulant des mesures concrètes et visibles rapidement, ils restent très sceptiques vis à vis face à ces promesses.
Quelle que soit l’issue des manifestations et du mouvement, le Rif a permis une avancée significative des représentations. En manifestant sans arrêt depuis novembre 2016, cette région a pu montrer à tout le reste du Maroc la situation de délaissement qu’elle vit. Cette région a aussi pu manifester tout son courage et les oppositions qu’elle entretient avec le pouvoir central. Tout cela a contribué à modifier le regard que porte l’ensemble du Maroc sur cette région longtemps délaissée car considérée comme insoumise et composée de « Awbach » (sauvages) pour reprendre le terme utilisé par le roi Hassan II dans son discours de janvier 1984.
Ce changement de perception et cette solidarité envers le Hirak a contribué a faire de ce mouvement l’un des mouvements sociaux les plus imposants et les plus importants de l’histoire marocaine. Il pose donc un véritable défi pour le pouvoir.

Notes :

- (1) Mohamed Bouazizi, martyr de la révolution, Le monde, 19 janvier 2011. http://www.lemonde.fr/tunisie/article/2011/01/19/mohamed-bouazizi-martyr-de-la-revolution_1467615_1466522.html
- (2) Nasser Zefzafi, l’insurgé du Rif marocain, Le monde, 28 avril 2017. http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/04/28/nasser-zefzafi-l-insurge-du-rif-marocain_5119611_3212.html
- (3) Le Makhzen représente ce système de népotisme marocain basé sur les privilèges et proche du pouvoir monarchique.

Wednesday, May 31 2017

Gérard Chaliand : « Pour les pays occidentaux, les attentats, c’est du spectacle »

Entretien publié dans Le Comptoir, le 24 mai 2017.

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Monday, May 22 2017

Bastamag publie un entretien avec le politologue Ziad Majed.

Entretien de Ziad Majed, politologue franco-libanais, spécialiste du Proche-Orient, réalisé par Thomas Clerget, le 19 avril 2017

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Friday, May 19 2017

Inscrivez- vous ! Du 10 au 16 Sept 2017: École pratique en analyse et transformation de conflit à Yaoundé

Du 10 au 16 Septembre 2017, aura lieu, à l'Université Catholique d'Afrique centrale (UCAC), la 4ème session de l'École pratique en analyse et transformation de conflit : une formation en présentiel associant différents formats et méthodes, pour acquérir les outils d'analyse et de transformation de conflit

Objectif général

Cette formation se donne pour objectif de répondre aux besoins d'analyse et d'action face aux situations de conflit en proposant des outils conceptuels et des principes d'action pour travailler à faire des conflits des opportunités de transformations sociales, base d'une paix durable.
L'idée est d'outiller les acteurs, tant étatiques que non-étatiques, à partir de leurs besoins et des réalités de leur terrain. Au-delà, la formation rend possible le tissage d'un réseau d'experts sur cette problématique.

Description

Les 6 jours de formation comprendront :
- des exposés théoriques
- des ateliers participatifs
- des visites de terrain
- des rencontres avec des professionnels sur leur terrain de conflit
La formation est sanctionnée par une évaluation d'un travail d'analyse des participants et donne lieu à un Certificat reconnu par l'UCAC (Yaoundé).

Résultats attendus

- Acquisition de l'approche de la transformation des conflits
- Maîtrise des outils d'analyse des conflits
- Capacité à concevoir une action sur les conflits
- Réalisation d'une analyse sur une situation de conflit de votre choix

Public cible

Cette formation est à destination des professionnels en Afrique centrale :
- Acteurs de la société civile
- Fonctionnaires de l'administration publique (collectivités territoriales ; sécurité ; développement économique et social)
- Responsables d'ONG et d'organisations internationales
- Cadres d'entreprises
- Chercheurs et doctorants

Méthode et équipe encadrante

La méthodologie choisie s'appuie sur une approche pluridisciplinaire, interculturelle et multi-acteurs. Elle privilégie un mode d'enseignement réflexif.
L'équipe enseignante représente plusieurs institutions académiques, de recherche et d'action de la société civile. Elle est composée de spécialistes de l'approche de la transformation de conflit et de chercheurs sur et d'acteurs dans les conflits de la sous-région.
La visée pédagogique est la réappropriation des outils proposés par les participants, en les mettant en perspective dans leurs contextes familiers. Cette démarche produit de nouveaux outils, collectivement construits, dans un enrichissement mutuel. Par la suite, ils seront valorisés dans les nouveaux supports pédagogiques et sur le site de ressources documentaires pour la paix, Irénées.net.

Questions pratiques

Frais d'inscription : 300.000 Fcfa (=450€)
Les frais de formation couvrent la prise en charge des déjeuners ainsi que les transports sur place. Les participants étrangers pourront, quant à eux, être hébergés.
Suivant les cas et sur étude de dossier, une bourse pourra être accordée (nous contacter info@modop.org).
En aucun cas, les transports nationaux ou internationaux pour se rendre à Yaoundé ne pourront être pris en charge, même dans l'éventualité d'une bourse.

Constitution du dossier de candidature :
- CV
- Lettre de motivation
- Une fiche descriptive d'une situation de conflit politique ou social (à l'exception des conflits interpersonnels ou familiaux) dont vous avez l'expérience par vos activités professionnelles ou votre vécu personnel
- La fiche d'inscription
Les fiches sont disponibles sur www.modop.org/page.php?id=471

Les candidatures peuvent être envoyées jusqu'au :
- 31 Juillet 2017 (candidats non camerounais)
- 20 août (candidats camerounais)

Contact et renseignements : Calvin MINFEGUE : minassc@yahoo.fr Tel : (00237) 699 037 635
Toutes les informations sont disponibles sur : www.modop.org/ecoledete

Responsables

Dr Karine GATELIER Pr Claude-Ernest KIAMBA
Modus Operandi l'Université Catholique d'Afrique centrale (UCAC)
France Tel : (00237) 74 04 36 24
info@modop.org ckiamba@yahoo.fr

En PJ, vous trouverez :
- La plaquette de présentation de la formation ;
- La fiche d'inscription 2017 ;
- La fiche type analyse de conflit ;
- Et la demande de bourse.

Thursday, May 4 2017

À Grenoble, Herrick Mouafo fait « utiliser les mots plutôt que les armes » #moiélecteur, dans Le Parisien

Rencontre. Le van #moiélecteur était ce vendredi à Grenoble. Il y a rencontré Herrick Mouafo, un enseignant-chercheur en sociologie des conflits. Une discipline que ce – presque – doctorant met au service des jeunes d’Echirolles. Il vient d’animer avec eux un atelier sur l’importance du vote.

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Il arrive dans le parc de la mairie de Grenoble avec un béret sur la tête, un livre d’Azouz Begag dans la main : le Gone du Chaâba, roman autobiographique de l’écrivain et ancien ministre délégué à l’égalité des chances. « Je lis beaucoup dans les transports. Celui-ci, je l’aime particulièrement car Begag y démontre que l’on peut devenir ce que l’on veut », nous explique ce vendredi matin Herrick Mouafo, en montant dans notre van.

Dans dix jours, le tout juste quadragénaire passera sur le campus voisin où il est enseignant-chercheur en sociologie des conflits sa thèse sur les politiques d’éducation. Né à Yaoundé, au Cameroun, Herrick Mouafo est arrivé en France, à Grenoble en août 2012. Un mois plus tard, Kevin et Sofiane étaient lynchés à mort dans le parc d’Echirolles, banlieue voisine de Grenoble. « J’arrivais dans le pays, je ne connaissais personne mais je me suis dit qu’il fallait que je m’engage, comme citoyen et comme chercheur », se rappelle-t-il. « En toute modestie », répète ce sportif qui ne compte pourtant pas ses heures à faire du bénévolat, il anime des ateliers de « libération de la parole », ou comment « à partir de choses qu’ils ont vécu, les jeunes peuvent faire face à leur colère légitime. Il s’agit de leur faire utiliser les mots plutôt que les armes ». Pour préparer la présidentielle, avec la MJC Desnos d’Echirolles, il a travaillé autour du vote et de l’abstention. Les jeunes ont pu s’approprier les programmes des candidats. « A la fin, une bonne vingtaine sont allés s’inscrire sur les listes électorales », nous raconte-t-il dans le van face à la caméra.

Pour lire cet article sur le site du Parisien : cliquez ici

Wednesday, February 8 2017

Programme des rencontres de géopolitique sur le droit à la ville

La deuxième édition des Rencontres de Géopolitique Critique aura lieu du 8 au 11 mars 2017, dans différents lieux de l’agglomération grenobloise.

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Le « droit à la ville » est à la fois un outil de lutte et un concept théorique des sciences sociales. Depuis Henri Lefebvre beaucoup d’autres chercheurs (Harvey, Soja, Garnier, Purcell) ont repris l’idée du droit à la ville pour continuer sa conceptualisation. En même temps, les mouvements sociaux s'en saisissent au niveau local, national et international. De quoi le droit à la ville est-il le nom ? Quels ponts faut-il construire, entre militants, société civile et universitaires pour que les intérêts des plus démunis pèsent dans la production et dans l’organisation des villes ? Les Rencontres sont des temps d’aller-retour entre pratiques et pensées dans le but d’enrichir nos outils d’analyse et nos positionnements mais c’est aussi l’occasion de se connaître pour travailler ensemble à la production des savoirs sur la société.

Voici, en PJ au format PDF et ci-dessous le PROGRAMME des rencontres de géopolitique sur le droit à la ville :

MARDI 7 Mars

- 13.30 – 15.30 : Atelier d’arpentage.
Les textes de Henri Lefèbvre et ceux qui s’en sont inspirés (à la Cité des Territoires, IGA, salle 2305).
Places limitées, inscription obligatoire, avant le 3 mars par mail à info@modop.org

- 18.00: De Saillans à la Villeneuve : la démocratie locale au fondement de la transition ! (à la MDH des Balladins)
Événement partenaire avec La semaine de la transition Villeneuve et Le Crieur de la Villeneuve
Avec Tristan Rechid (Comité des Sages de Saillans), Sylvain Adam (Réseau national APPUII), Alain Manac’h (Villeneuve Debout) et des représentants de la coordination nationale Pas Sans Nous et de Nuit Debout Grenoble, Anne Querrien (revue Multitudes).

MERCREDI 8 Mars

- 19.00 : Apéro-Projection : Cabanyal Zombie (à la Cinémathèque de Grenoble)
Nicolas Tixier, enseignant chercheur au CRESSON à l’ENSAG nous présente une web-série réalisée par les habitants d’un quartier de Valencia (Espagne).
Cabanyal est un quartier en résistance, contre « l’invasion spéculative », qui se transforme dans cette série en « invasion de zombie ».

- Allez voir aussi :
l’ADTC et la maison de l’égalité femmes-hommes
9.00 MDH la Ponatière à Echirolles
Vélo-Parade à l’occasion de la journée de la Femme

Semaine de la transition Villeneuve
18.00 Rassemblement contre les démolitions des logements sociaux à la Villeneuve. RDV devant le Patio.

JEUDI 9 Mars

- 12.00 – 14.00 Table-ronde « Qu’est-ce que le Droit à la Ville ? » (à la Cité des Territoires, IGA, salle des Actes)
Avec Magali Fricaudet (CISDP - CGLU), Claire Revol (Chercheure à l’UGA et PACTE), Marianne Morange (Chercheure à l’Université Paris Diderot et au CESSMA)

- 16.00 – 22.00 Droit à habiter la ville. J’habite, tu habites, il habite, nous habitons la ville, chez moi, chez toi, chez soi : Digne, choisi, adapté et pérenne pour toutes et tous ! (au 6 rue Jay, Grenoble)
Co-organisé avec le DAL 38 et l’Assemblée des locataires, mal logée-s et sans logement avec l’Assemblée des locataires, mal logé-e-s et sans logement, des membres de la Coalition européenne d’action pour le droit au logement et à la ville, Jean-Baptiste Eyraud (porte-parole de la Fédération DAL).

VENDREDI 10 Mars

- 12.30 – 14.30 : Table-ronde : La ville : dynamiques d’exclusion et pratiques d’appropriation (à la Cité des Territoires, IGA, salle 2204)
Avec Louis Bourgois, Barthélémy Barcik et Nicolas Beron-Perez (doctorants PACTE), Dominique Mansanti (Chercheure Science-Po Grenoble-PACTE) et Adriana Diaconu (Chercheure UGA-PACTE).

- 15.00 : Projection : ¡A Un Dólar! ¡A Un Dólar! (à la salle polyvalente des Baladins)
Réalisation : María Aguilera Reche, Miguel Narváez Pico
Documentaire sur le commerce populaire et informel à Quito en Equateur.

- 17.00 : Ouvrir l’espace public : Les ateliers de rue de Mme Ruetabaga (devant la MDH des Baladins)
Co-organisé avec Mme Ruetabaga et Villeneuve Debout
Projection documentaire « La Street fighteuse » et présentation à trois voix Mélody Fournier et Morgane Cohen (Mme Ruetabaga), Claske Dijkema (Modus Operandi).

- 20.00 Accueil autour d’un buffet (à la salle GOULP)
Table-ronde : « Chez nous, c’est chez vous ! » : Sur les usages de la ville comme espace politique
Animation par Karine Gatelier (Modus Operandi) et Federica Gatta (Chercheure à PACTE) de prises de paroles multiples.

SAMEDI 11 Mars

- 10.30 – 12.30 : Promenade sonore - Atelier d’échanges radiophoniques.
Co-organisé par DYADE, la voix des gens (Rendez sur le parvis de la gare SNCF).
Conçue à partir de la matière recueillie dans un atelier radio avec des exilé-e-s, cette promenade sera suivie d’un atelier d’échanges radiophoniques autour des thèmes de la rencontre et de l’accueil.
Inscription obligatoire avant le 7 mars par mail : lavoixdesgens@dyade-ad.com

- Allez voir aussi :
Semaine de la transition Villeneuve. 14.00 Visite des friches, découverte de la Villeneuve. RDV salle 150 Gal. de l’Arlequin

- 17.30 - 19.30 : Conférence gesticulée – « Sans toit ni loi... ou le capitalisme contre le droit à la ville » de Luisa Salieri (Le 38 -LIEU COMMUN)

- 19.30 : Conférence-débat « Du droit à la ville au nouveau municipalisme »
Présentation de nouvelles expériences démocratiques dans les villes européennes (à l’office du tourisme)
En partenariat avec La semaine de la transition Villeneuve
Avec César Ochoa (Barcelona en Commun), Guiseppe Caccia (European Alternatives), Gustave Massiah (AITEC), Magali Fricaudet (CISDP-CGLU), Avaro Puertas Robina (HIC).

Vous trouverez également en PJ le programme des Films.

Monday, January 30 2017

Rencontres de géopolitique critique : le droit à la ville

Appel à communication pour cette année 2017

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Tuesday, November 15 2016

EXPO : Sentez-vous la violence à Barcelone ?

Article de Constance Meyer, le 10 novembre, 2016 SORTIR A BARCELONE

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Tuesday, November 8 2016

Appel au Président de la République, lancé par IDN et ICAN France

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Friday, November 4 2016

"La France a fait pression sur ses Eurodéputés", par Jean Marie Collin

Jean Marie Collin vous invite à découvrir sa dernière publication sur son blog d'actualité Défense et Géopolitique

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Friday, October 21 2016

Appel à contribution : « Penser le destin de l’Afrique au niveau du monde »

Ce projet de publication est la suite de l’appui du SCAC-Kinshasa (Ambassade France) à l’École d’été de Kinshasa en septembre 2014.

« L’Afrique centrale entre conflits armés, insécurité transfrontalière et recherche de la paix » (Titre provisoire)

SOMMAIRE

Introduction

De quelle Afrique centrale parlons-nous ? La démarche de la publication est la lecture croisée des expériences de conflits, des enjeux de sécurité (socio-politique, économique…) et des efforts pour parvenir à la paix entre le Bassin du lac Tchad et la région des Grands Lacs. Ces deux régions partagent des points communs et aussi des disparités : pôle démographique, place du secteur pastoral dans l’économie agricole, population rurale, haute altitude, niveau élevé de pauvreté, alternance politique difficile, chômage massif des jeunes, périphérie des capitales, importance des dynamiques transfrontalières, etc. Autant d’axes de comparaison.

La justification du livre est de proposer une définition différente de l'Afrique centrale qui serait polarisée par le Bassin du Lac Tchad d'un côté et les Grands Lacs de l'autre côté. Hormis les critères habituels de définition d'une région (socio-anthropologique climatique, géographique, etc.), nous proposons d’utiliser l'analyse des conflits pour montrer qu'il y a des dynamiques qui rendent recevable et pertinente une telle définition ou délimitation de la région.

Évidemment, cette démarche implique automatiquement la remise en cause ou le dépassement d'une approche par pays ou par institutions régionales, car des régions/provinces de certains pays d’Afrique centrale n'appartiennent pas aux dynamiques d'Afrique centrale au sens géographique.

C'est donc le moment essentiel de l’ouvrage car sans définition claire et position forte, il sera difficile de prouver une certaine unité ou "destin commun".

Partie I : Géopolitique de l’Afrique centrale

Nous réinterrogeons l’Afrique centrale. Si on la définit à partir de ces deux régions, quelle lisibilité, quelle unité et quel « destin régional commun » offre l’Afrique centrale d’elle-même ? Quelques pistes :

- Revisiter la cartographie, la représentation de l’espace de l’Afrique centrale Une lecture de l’Afrique centrale par les cartes montre un espace naturel hétérogène (forêt-savane, montagnes), une démographie inégalement répartie, de grands ensembles culturels transfrontaliers, des systèmes économiques extractifs, des conflits-enjeux sécuritaires mondialisés sur un ensemble territorial quasi enclavé, etc. L’axe géopolitique principal que le projet propose est de lire cette Afrique centrale sous l’angle de « l’Afrique centrale du nord » et de celle « du sud » ou  de « l’Afrique centrale de l’ouest » et celle de « l’est » autour de ces deux régions. Entre ces deux « Afrique » centrales » se trouve le bassin du fleuve Congo : son hydrographie, ses enjeux environnementaux, ses perspectives de développement socio-économique, sa démographie et ses cultures, ses défis, ses vecteurs de conflit et d’insécurité. Le Bassin du lac Tchad et la région des Grands Lacs, lieux de conflits et d’insécurité concentrés, symbolisent ces deux Afriques centrales.

- Géopolitique des institutions régionales : la difficile intégration régionale Le livre cherche à ressortir les difficultés pour réussir une intégration économique régionale et bâtir des organisations politiques capables de transcender les limites géo-politiques nationales, comparativement à l’Afrique de l’Ouest par exemple. Faute d’une intégration régionale réussie, les États d’Afrique centrale s’écartèlent et disloquent leur région entre CEMAC, CEEAC, CEPGL, CIRGL ou SADC. L’Afrique centrale des institutions régionales se parle-t-elle, ne se marche-t-elle pas sur les pieds ?

- Les rapports transrégionaux de l’Afrique centrale Quels types de rapport entretient l’Afrique centrale avec les autres régions à cheval ou qui la jouxtent ? Ainsi la CEDEAO avec qui l’Afrique centrale partage le bassin du lac Tchad, l’EAC qui partage la région des Grands Lacs avec l’Afrique centrale ou la SADC dont la RDC est membre et qui tire un État d’Afrique centrale vers l’Afrique Australe Comment toutes ces relations façonnent ou influencent les enjeux et défis majeurs en Afrique centrale : la circulation des hommes, la communication, les relations interétatiques, le leadership en concurrence ou en panne, les relations avec l’extérieur, les investissements économiques ou le développement, etc. ?

Partie II : De quelle Afrique centrale le monde a-t-il besoin ou Quelle Afrique centrale voulons-nous construire ?

Perspectives et attentes qu’offre la région face aux défis actuels. Imaginons l’Afrique centrale.

Cette partie cherche à faire ressortir les multiples ressources (naturelles et humaines) de l’Afrique centrale, en tant qu’atouts pour cette région et pour le monde, mais aussi en tant que source de conflits.

Quelles politiques publiques, quels types de gouvernance publique et privée sont indispensables pour bien gérer et valoriser ces ressources afin d’en faire un pilier du bien-être commun dans le contexte actuel de mondialisation ?

Partie III : Terrains de conflits d’Afrique centrale et efforts de pacification : succès et limites

Cette partie est destinée à mettre en valeur les expériences de terrain : chercheurs/universitaires, fonctionnaires (civils ou militaires), organisations de la société civile, institutions internationales, entreprises, etc. Les conflits et les initiatives de sortie de violence seront analysés sous plusieurs regards sous forme de « leçons apprises ».

Partie IV : Dynamiques transfrontalières et prospectives

Bien que la publication est focalisée sur le Bassin du Lac Tchad et la Région des Grands Lacs, cette partie est destinée à interroger les frontières et les dynamiques transfrontalières qui donnent un visage particulier à une frontière donnée : flux, barrières, passerelles, traversées, etc.

Les contributions analysent les rapports de la frontière avec l’État central, avec les Nations et avec les populations. Comment les zones frontalières (population, administration, activités socio-politiques et économiques, etc.) des deux régions (Bassin du Lac Tchad et Grands Lacs), mais pas seulement, se comportent-elles vis-à-vis des capitales ? Souvent périphériques et enrichies de toutes formes de flux transfrontaliers, quels types d’énergies, de dynamismes développent-elles ? Plus globalement, la problématique ici sera comment faire cohabiter les populations transfrontalières au-delà des cloisonnements géo-politiques.

Soubassements des échanges transfrontaliers, des exemples montrent aussi qu’ils peuvent être porteurs de l’insécurité transfrontalière comme « zones grises » des trafics de toutes sortes. Dans le champ de la sécurité transfrontalière, les contributions s’intéresseront aux réseaux et aux groupes armés des Grands Lacs et du Bassin du Lac Tchad. Une lecture historique, géographique, socio-politique ou économique montrant les divergences, les points communs ou les interconnexions possibles. Elles s’attelleront également à montrer quels modes de gouvernance de frontières les États d’Afrique centrale développent-ils ou ne développent-ils pas.

- Approches possibles des contributions : analyse, monographie, prospective, propositions et recommandations des politiques.

- Nombre de pages : 10 (minimum) à 35 (maximum)

- Délais : Fin Novembre 2016.

- Contact : Cyril Musila : cyr.musila@gmail.com; cyril@modop.org

- Sites web : http://cessi.org; http://www.irenees.net, http://www.modop.org

Friday, October 7 2016

Call For Papers _ Political Geography

- CFP: "Anarchist and Left-Libertarian Perspectives on the Geographies of Peace / Perspectivas Anarquistas y Libertarias sobre las Geografías de la Paz", International Geographical Union - Unión Geográfica Internacional, GEOGRAPHIES FOR PEACE / GEOGRAFÍAS PARA LA PAZ

- When: 23- 25 April/abril 2017

- Where: La Paz, Bolivia

ENGLISH VERSION

Anarchist and Left-Libertarian Perspectives on the Geographies of Peace

Anarchists and other Left-Libertarians; Geographers and Non-Geographers alike. La Paz. 2017.

Since the 1833 publication of The Peaceful Revolutionist, a weekly paper edited by Josiah Warren and the first anarchist periodical ever produced, left-libertarianism has embraced the idea of non-violence. In this session we want to welcome the opportunity for participants to think through how the concept of ‘peace’ has been insufficiently discussed and yet necessarily underlies anarchist practices and left-libertarian debates. Potential themes include: the promise of new internationalism(s) and free federation(s); the potentialities and limits of transnational activism in terms of overcoming injustice worldwide; the plurality of traditions and the multiplicity of left-libertarian contributions to the analysis of social conflicts; the permanence of certain prejudices, such as the stigma and caricature of anarchists as 'people intrinsically fond of violence’; the potentialities and limits of non-violence as a political strategy; the possibilities of constructive struggle for freedom and justice in the context of capitalism’s ‘structural violence’; and the prefiguration of peaceful alternatives to policing and punishment.

Within the framework of heteronomous capitalist societies, and particularly for (semi)peripheral countries − ‘peace’ cannot be fully realized. A left-libertarian perspective demands that capitalism be seen as a form of structural violence, which limits the space, time, and coherence of peace. Under the integral systems of capitalism and statism, so-called ‘peace’ can only be achieved through oppression and repression, which is inevitably challenged by the eventual eruption of protest and resistance. The achievement of this kind of ‘peace’ is consequently mere illusion, while protest and resistance, often maligned as ‘violence’, can instead be understood as responses to the pervasive social pathologies of capitalism and the state and the forms of violence they engender.

Peace possesses an intrinsic value for anarchists and left-libertarians, both ethically and aesthetically. A commitment to meaningful and lasting peace is necessarily the true antipode of fascism, an ideology rooted in notions of military ‘glory’ and the worship of brute force. A bourgeois liberalism and its formal and superficial ‘rule of law’ is not enough to contest these catastrophic impulses, while anarchism and left-libertarian streams provide an answer in the form of rejecting state sovereignty and the very notion of a ‘monopoly of violence’. And so in the face of profound violence, on the libertarian-left we ask, under which circumstances can peace be achieved in an apt and durable way? How can anarchist geographies help us understand the logic of social struggle and the possibilities of peace at various scales? To what extent have left-libertarian traditions added to our understanding of these challenges, and how can anarchism and left-libertarian perspectives more generally contribute to a peaceful future?

Please send abstracts to both proponents by December 15, 2015.

Marcelo Lopes de Souza (Federal University of Rio de Janeiro, Brazil) mlopesdesouza@terra.com.br

Simon Springer (University of Victoria, Canada) springer@uvic.ca

VERSIÓN CASTELLANA

Perspectivas Anarquistas y Libertarias sobre las Geografías de la Paz

Anarquistas y otros libertarios; geógrafos pero también no-geógrafos. La Paz. 2017.

Desde la publicación en 1833 de El revolucionario pacifico, un periódico semanal editado por Josiah Warren y el primer periódico anarquista jamás producido, el pensamiento libertario ha abrazado la idea de la no-violencia. En esta sesión queremos dar la bienvenida a la oportunidad para que los participantes piensen a través de cómo el concepto de “paz” ha sido insuficientemente discutido y sin embargo, como este concepto necesariamente subyace a las prácticas y los debates anarquistas y libertarios. Temas potenciales incluyen por ejemplo: la promesa del nuevo internacionalismo (o de los nuevos internacionalismos) y de la(s) federación(s) libre(s); las potencialidades y los límites del activismo transnacional en términos de superación de la injusticia en todo el mundo; la pluralidad de las tradiciones y la multiplicidad de las contribuciones libertarias para el análisis de los conflictos sociales; la permanencia de ciertos prejuicios, como el estigma y la caricatura de los anarquistas como “gente intrínsecamente adoradora de la violencia”; las potencialidades y los límites de la no-violencia como estrategia política; las posibilidades de lucha constructiva por la libertad y la justicia en el contexto de la “violencia estructural” del capitalismo; y la prefiguración de alternativas pacíficas para la vigilancia y el castigo.

En el marco de las sociedades capitalistas heterónomas − y en particular para los países (semi)periféricos −, la “paz” no puede ser plenamente efectiva. Una perspectiva libertaria exige que el capitalismo sea visto como una forma de violencia estructural, lo que limita el espacio, el tiempo y la coherencia de la paz. En virtud de los sistemas integrales del capitalismo y el estatismo, la llamada “paz” solo puede lograrse a través de la opresión y la represión, que son periódicamente (e inevitablemente) cuestionadas por la eventual erupción de formas de protesta y resistencia. El logro de este tipo de “paz” es, en consecuencia, mera ilusión, mientras que la protesta y la resistencia, a menudo difamadas como “violencia”, en lugar pueden entenderse como respuestas a las patologías sociales generalizados del capitalismo y del Estado y a las formas de violencia que engendran.

La paz posee un valor intrínseco para los anarquistas y libertarios en general, tanto ética y estéticamente. Un compromiso con una paz significativa y duradera es necesariamente el verdadero antípoda del fascismo, una ideología arraigada en la noción de "gloria" militar y en el culto de la fuerza bruta. El liberalismo burgués y su formal y superficial “estado de derecho” no es suficiente para impugnar estos impulsos catastróficos, mientras que las corrientes anarquistas y libertarias en general proporcionan una respuesta en forma de rechazo de la soberanía estatal y la misma noción de un “monopolio de la violencia”. Y así, en la cara profunda de la violencia, nosotros desde la izquierda libertaria preguntamos: ¿en qué circunstancias se puede lograr la paz de una manera efectiva y duradera? ¿Cómo pueden las geografías anarquistas ayudarnos a entender la lógica de la lucha social y las posibilidades de paz en varias escalas? ¿En qué medida han contribuido las tradiciones libertarias para el nuestro entendimiento de estos desafíos, y cómo pueden el anarquismo y las perspectivas libertarias en general contribuir a un futuro de paz?

Por favor enviar los resúmenes a los dos defensores antes de 3 de diciembre de 2015.

Marcelo Lopes de Souza (Universidad Federal de Rio de Janeiro, Brasil) mlopesdesouza@terra.com.br

Simon Springer (Universidad de Victoria, Canadá) springer@uvic.ca

  • Apologies for cross-posting / Disculpas por la publicación cruzada

Simon Springer University of Victoria simonspringer@gmail.com


Monday, September 19 2016

L'IDN dénonce l'inacceptable : "La France double son budget nucélaire militaire"

La décision de doubler le budget de l'armement nucléaire a été prise sans aucun débat démocratique.

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Thursday, September 8 2016

The Changing State-of-the-Art of the Conflict Transformation Field (2011)

''Louis Kriesberg: Pioneer in Peace and Constructive Conflict Resolution Studies Volume 1 of the series Pioneers in Arts, Humanities, Science, Engineering, Practice pp 153-177''

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Friday, September 2 2016

Au Gabon, « recompter les voix ne va servir à rien »

Interview de Cyril Musila parue dans Le Figaro, le 1er Sept 2016.

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Thursday, May 12 2016

"Le terrorisme, une histoire globale", par Arnaud Blin

Arnaud Blin, président de Modus Operandi, historien et politologue, a publié dans le numéro du mois de mai de Sciences Humaines, un article intitulé "Le terrorisme, une histoire globale"

Dans cet article, Arnaud Blin porte un regard historique sur la nature et l'évolution du terrorisme : de l'usage politique de la terreur dès le 1er siècle par les Sicarii, à l'omniprésence du religieux dans sa version moderne, le terrorisme actuel n'est pas fondamentalement différent d'antan, il reste "l'arme de jeunes hommes marginalisés par une société en profonde mutation". L'évolution principale tient d'avantage au contexte de globalisation et de multiplication des flux dans lequel il intervient à l'heure actuelle : flux de personnes, de fonds, d'armes, de communication... Autant de moyens facilitant l'organisation et la portée des actes terroristes, sans toutefois que leurs auteurs parviennent à les exploiter à des fins politiques.

Chercheur associé à l’Institut français d’analyse stratégique (Igas), Arnaud Blin a récemment dirigé, avec Gérard Chaliand, Histoire du terrorisme de l’Antiquité à Daesh, Fayard, 2015.

Tuesday, February 16 2016

Les Rencontres de géopolitique critique, 16 au 19 mars 2016 à Grenoble

L'Afrique et le postcolonial : quels apports de la géopolitique ?

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Monday, January 18 2016

3 Evénements autour des armes nucléaires

ICAN Youth (projet piloté par des équipes de jeunes qui pensent et mettent en œuvre l’approche humanitaire du désarmement nucléaire à l’échelle nationale et transnationale en France, en Turquie et en Serbie, et soutenu par le programme Erasmus+ de la Commission Européenne) organise une semaine de réflexion autour des armes nucléaires. Elle se déroulera en partenariat avec l'association AMEDIE (Association des Masters et des Etudiants en Droit International et Européen, rattachée à la Faculté de Droit de l’Université Grenoble-Alpes),

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Thursday, December 17 2015

Attentats du 13 novembre : le Nouveau Totalitarisme

Les attentats de Paris du 13 novembre se sont ajoutés à ceux de Beyrouth la veille et à l’explosion d’un aéronef russe quelques jours plus tôt. Ailleurs dans le monde, chaque semaine voit son lot de victimes du terrorisme. La plupart de ces attentats sont commis par des groupes islamistes combattants. L’islamisme radical combattant, Al-Qaeda, Daech ou autre, constitue le nouveau totalitarisme. L’idéologie qu’il véhicule, son appel à la violence, la manière dont il bafoue toutes les règles de la moralité, y compris l’éthique de l’Islam, le rapproche en tous points des totalitarismes des années 30. Déjà, ces totalitarismes, qu’ils soient « de droite » ou « de gauche », usaient de la terreur pour imposer leur pouvoir. Ce nouveau totalitarisme lui aussi fonde son emprise sur la misère, le désespoir et l’incurie des dirigeants politiques en place. Comme tous les totalitarismes, il est insidieux, et dangereux. Il sait user de la propagande, comme naguère Goebbels et Cie, il sait cibler les symboles de la civilisation qu’il prétend détruire. Bien qu’il soit militairement faible, la menace qu’il fait peser sur nous n’en est pas moins grande.

La responsabilité des pays occidentaux dans l’émergence de ces groupes est attestée. L’incapacité de nos pays à intégrer plusieurs générations d’immigrants est incontestable. Nos politiques prédatrices sont bien entendu critiquables à tous points du vue. Mais ne confondons pas nos errements et ne mettons pas tout sur le même plan. Car nos idéaux restent ceux de la liberté et de l’équité alors que l’adversaire ne propose que l’obscurantisme et la terreur.

Il n’est pas facile de combattre la pieuvre totalitaire. Mais face à cet ennemi, il ne faut pas hésiter, ni tergiverser. Nous avons les moyens de le combattre et de le détruire : mais en avons-nous la volonté ? Comme dans les années 1930, l’usage de la violence nous répugne mais l’ennemi nous contraint à l’exercer. L’usage de la force est nécessaire quand la négociation est impossible. Mais ça n’est qu’un premier pas. Car l’enjeu, c’est d’abord, et surtout, d’intégrer toute une région de la planète au projet commun de l’humanité toute entière. Sans cela, ces pays comme la Syrie, La Libye et d’autres encore, qui sont en phase de décomposition, produiront davantage de violence encore et de nouveaux Daech émergeront qui voudront eux-aussi détruire la vie et la civilisation.

Il convient donc impérativement de revoir nos modes opératoires car il faut nous donner les moyens d’agir de concert, avec toutes les ressources que les uns et les autres peuvent fournir. Aujourd’hui, suite aux attentats, la voix de l’ONU est inaudible et seuls les gouvernants d’une poignée de pays – toujours les mêmes – se fait entendre. L’Union Européenne elle aussi est silencieuse. Certes, les forces militaires d’une petite coalition peuvent éradiquer Daech sur le terrain. Mais après ? Seront-elles à même d’assurer la paix ? D’évidence, elles ne le pourront, ni ne sauront comment la maintenir durablement. Pour cela, c’est la communauté internationale qui devra se mobiliser pour aider les institutions locales et la société civile à reconstruire l’Etat et la société, qui devra établir les institutions susceptibles de prévenir d’autres conflits. Mais l’organisation de la communauté internationale n’existe quasiment pas aujourd’hui. Or, il est grand temps de mobiliser les sociétés civiles et les réseaux citoyens, d’institutionnaliser les mécanismes d’une nouvelle gouvernance mondiale pour que cesse l’horreur et que, une fois encore, les forces de la liberté anéantissent le mal totalitaire.

Arnaud Blin, Co-directeur du FnGM/FDM, vient de publier Histoire du Terrorisme, de l’Antiquité à Daech aux Editions Fayard (avec G. Chaliand).

Wednesday, December 2 2015

Modop dans la presse

Affaire Kévin et Sofiane : des ateliers « pour aller vers la réconciliation »

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